
L’étude théorique dont The Decoder fait état envisage un scénario où les modèles linguistiques font gagner du temps aux chercheurs. Selon la description, cela n’améliore pas nécessairement le travail scientifique: les heures restantes deviennent plus précieuses et sont plus souvent consacrées au démarrage de nouveaux projets.
Dans deux des trois scénarios modélisés, la qualité de certaines publications se dégrade. Cette conclusion se réfère à un modèle théorique et ne correspond pas à une observation confirmée des groupes de recherche réels.
La valeur de l’étude réside dans la question posée sur la façon de mesurer l’effet de l’IA dans l’environnement de la recherche: une seule productivité peut être insuffisante si la croissance du nombre de projets est accompagnée d’une moindre profondeur d’analyse de chacun d’eux.
commentaire éditorial
Pourquoi c’est important
Si l’argument du modèle est confirmé, les organisations de la science devront évaluer non seulement le nombre de projets réalisés, mais aussi la profondeur de leur traitement. Le prochain signal observable sera une comparaison de la qualité des publications et de la part des nouveaux projets avant et après l’adoption des modèles linguistiques. Une incertitude substantielle réside dans le fait qu’il n’y a pas dans le paquet initial le texte complet de l’étude et sa vérification empirique.